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| Jazz à Luz 98 | Des New-Yorkais en Classe Verte | ||||
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Introduction Des New-Yorkais en Classe Verte Une Journée avec l'ARFI |
Le jazz New-Yorkais était à l'honneur cette année à Luz: Joey Baron nous a présenté son trio Baron Down et Uri Caine (accompagné de quelques uns des meilleurs représentants de la scène New-Yorkaise actuelle) son Gustav Malher Project. Né en 1955, Joey Baron a notamment joué avec Dizzy Gillespie, Chet Baker, Stan Getz, Philip Glass, Laurie Anderson, David Bowie, John Scofield et Bill Frisell. Il a aussi fait partie de deux projets importants de John Zorn: Naked City (un groupe avec Fred Frith, Bill Frisell, Wayne Horwitz et Yamatsuka Eye mêllant les influences du jazz et du rock le plus extrême) et Masada (un quartet avec Dave Douglas et Greg Cohen jouant des compositions jazz inspirées des traditions hebraïques). Il a enregistré 3 albums avec son propre trio Baron Down: Crackshot (Avant), Raised Pleasure Dot (New World) et Tongue in Groove (JMT). "Son trio, Baron Down, lui permet de composer, de montrer que le batteur n'est pas seulement le gars qui fait boum boum derrière, de mettre de coté la démonstration habile du soliste au profit d'un univers commun de sons" (Sylvain Siclier - Le Monde - 26 février 1997). Uri Caine a notamment joué avec Freddie Hubbard, Don Byron, Arto Lindsay, Rashied Ali, Dave Douglas, Dave Liebman et Sam Rivers. Son "Gustav Malher Project" est une réorchestration jazz de plusieurs compositions du célèbre compositeur et chef d'orchestre autrichien. Vendredi 10 juillet - Joey Baron's Baron Down Joey Baron: Batterie - Ellery Eskellin: Saxophone Ténor - Joshua Roseman: Trombone ![]() ![]() ![]() Joey Baron - Une musique d'une fluidité exceptionnelle. Devant Joey Baron, on pourrait facilement croire que tout est simple. Et pourtant, il parvient à faire chanter sa batterie comme peu savent le faire. Il a donné à nouveau ce soir là un jeu très instinctif, et très dense. Il prend beaucoup de plaisir à varier son toucher sur les peaux des toms: c'est une sorte de masseur qui alterne relaxation et tonification, rythmes murmurés et ryhmes syncopés ! Et puis, il peut soudain partir sur un morceau aux cadences binaires "hardcore" au cours duquel il arbore fièrement un sourire immense et béat. Ses deux alter-egos ne sont pas en reste et Ellery Eskellin, très présent, lance des salves de sons à nous couper le souffle, qu'il n'a lui-même pas court ! Visiblement, les trois musiciens ont été enchantés de leur court séjour pyrénéen. Leur set était très tonique, plein d'énergie et le son excellent (alors qu'ils jouaient en plein air, et sans sonorisation). Joey a pris la parole entre les morceaux pour nous confirmer à plusieurs reprises son bonheur d'être là (on imagine facilement son plaisir lorsqu'il est arrivé à Luz en provenace de New-York City). Et de vanter les mérites de l'accueil, de l'air et de la gastronomie locales à un public certes déjà convaincu sur ce point mais toujours heureux de partager aussi ce genre de complicité ! Samedi 11 juillet - Uri Caine "Gustav Malher Project" Uri Caine: Piano, Sampler - Jim Black: Batterie - Dave Binney: Saxophone - DJ Olive: Platines - Ralph Alesi: Trompette - Michael Formanek: Contrebasse - Mark Feldman: Violon ![]() ![]() ![]() C'est le concert que la plupart des festivaliers attendaient. Première surprise quand on voit monter sur scène Mark Feldman, que l'on a pu apprécier dans des récents projets de John Zorn (Bar Kokhba, Masada String Trio...). Cela a commencé très fort avec la "Marche Funèbre" qui ouvre la 5ème symphonie. Et dès le début, on se prend une claque magistrale. On ne peut pas dire que cette musique soit des plus simples, et pourtant les arrangements jazz de Uri Caine semblent venir très naturellement. Avec la virtuosité de Mark Feldman et de Jim Black, et l'atmosphère savament distillée par DJ Olive aux platines, cette musique prend petit à petit une hauteur incroyable, pour en arriver à une adaptation de l'Adaggio de la 5ème Symphonie, d'une incroyable finesse. |
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